À Saint-Xandre, l’inquiétude grandit autour de l’avenir d’un petit garçon de 7 ans atteint d’autisme sévère. Gabriel pourrait se retrouver sans solution de scolarisation dès la rentrée prochaine, faute de place en institut médico-éducatif (IME), alerte sa mère, Marine, qui se bat depuis des mois pour éviter une déscolarisation.

Jusqu’à présent, l’enfant était accueilli à l’école maternelle d’Esnandes, où l’équipe pédagogique a su, selon sa mère, faire preuve d’engagement et d’humanité malgré des moyens limités. « Il a toujours été chaleureusement accueilli », souligne-t-elle avec reconnaissance. Mais avec le passage en classe supérieure, aucune continuité d’accompagnement n’est assurée.
Un parcours semé d’obstacles administratifs
Le problème est de taille : sans place adaptée, Gabriel pourrait tout simplement se retrouver sans structure à la rentrée de septembre. Une situation d’autant plus paradoxale que l’instruction reste obligatoire, y compris pour les enfants en situation de handicap. « Se retrouver sans solution reviendrait à nous mettre hors la loi », déplore Marine.
Depuis plusieurs mois, la mère multiplie les démarches administratives pour obtenir une admission en IME, seule structure capable d’assurer un accompagnement éducatif et thérapeutique adapté au handicap lourd de son fils. Mais elle se heurte à la saturation du secteur médico-social et à la complexité des procédures. « Des dossiers, encore des dossiers… et toujours aucune réponse concrète », résume-t-elle.
Un premier refus lui a été opposé par un établissement d’Aytré. Plus récemment, elle a visité un autre institut, qui correspondrait davantage aux besoins de Gabriel et à la situation familiale. Mais à ce jour, aucune décision n’a été communiquée, laissant la famille dans une incertitude totale.
Au-delà du cas individuel, cette situation met en lumière le manque chronique de places dans les structures spécialisées, régulièrement dénoncé par les familles et les associations. En attendant une réponse, Marine lance un appel aux professionnels du médico-social et aux décideurs capables de faire avancer le dossier de son fils.
Pour cette mère, l’enjeu dépasse la simple question administrative : il s’agit de garantir à son enfant un droit fondamental, celui d’être accompagné dignement malgré son handicap. « Mon fils a besoin d’une solution. Le laisser sans école, ce n’est pas possible. » dixit sa Maman à qui, il faut venir en aide ! @Marine Poingt.
