Régionales 2021 : rien n'est joué en Nouvelle-Aquitaine

17 mars 2021 à 11h15

Malgré le contexte épidémique, les élections régionales ne sont toujours pas reportées pour la seconde fois. Elles auront bien lieu le 13 et 20 juin. Et rien n’est encore joué pour savoir qui sera à la tête de la Nouvelle-Aquitaine. Entre des alliances impossibles, de multiples candidats sérieux et des sondages discordants, la future couleur politique de la région est plus qu'incertaine.

D’abord Alain Rousset, l’ancien maire de Pessac et président actuel de la région depuis 23 ans compte bien prolonger son mandat quelques années de plus. Sous l’étiquette du Parti socialiste, le candidat déclare au micro de France 3 « J’ai envie de poursuivre dans cette grande région pour laquelle je nourris une passion ». Dans un sondage réalisé par « Opinion Way » pour son propre parti, il est déclaré en tête à l’issue du 1er tour.

Capture d’écran 2021-03-17 à 10.34.39.png (2.35 MB)

En concurrent sérieux au septuagénaire, on trouve Nicolas Thierry, le candidat Europe Écologie Les Verts (EELV). Il travaille actuellement au coté d’Alain Rousset à la Région en tant conseiller régional et vice-président à l'environnement et à la biodiversité. Ce Girondin issu d’une famille de vigneron a toutes ses chances contre le poids lourd politique qu’est Alain Rousset. Selon un sondage Harris Interactive commandé par EELV s’il arrive au deuxième tour, il battrait la liste présentée par le Parti socialiste.


Si un duel à gauche se profile, la droite et le centre ne sont pas en reste. « La République En Marche » alliée au Modem a sa championne : Geneviève Darrieussecq. La majorité présidentielle l'a choisi parce qu’elle représente une expérience politique indéniable. À 56 ans, elle a déjà été maire de Mont-de-Marsan pendant 9 ans, conseillère régionale puis départementale. Elle finit par être élue députée des Landes en 2017 puis secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées. Une montée en puissance politique qui n’est pas prête de s’arrêter.

Chez « Les Républicains », le challenger est tout trouvé. L’ancien candidat à la mairie de Bordeaux, Nicolas Floriant se présente pour la troisième fois aux régionales. Battu par Pierre Humric aux dernières municipales de Bordeaux, le protégé d’Alain Juppé espère prendre sa revanche. Il avait subi le contrecoup du départ de son mentor. Pour la première fois en 73 ans, Bordeaux changeait de couleur politique. Il promettait le jour de son investiture aux élections « ne pas être candidat par thérapie ». Une chose est sure, cet homme politique de 51 ans se battra jusqu’au dernier moment que la Nouvelle-Aquitaine vire du rose au bleu marine. 

Coté extrême droite, c’est la jeune Edwige Diaz, une ancienne UMP âgée de 33 ans. Cette conseillère municipale à Saint-Savin, en Gironde souhaite " lutter contre le financement de l’immigration". Elu au conseil régional depuis 2016, Edwige Diaz est également membre du bureau national du Rassemblement National. Une candidate à ne pas écarter puisque selon un sondage Harris Interactive elle pourrait être deuxième derrière la liste LREM avec 21 % des intentions de votes au premier tour. 

À l’opposé sur l’échiquier politique, c’est Clémence Guetté qui portera les couleurs de la « France Insoumise ». À 29 ans, la coordinatrice du mouvement de Jean-Luc Mélenchon est l’un nouveaux visages à suivre de près. Objectif pour le mouvement et sa candidate aux régionales : « Rétablir les services publics dans les territoires ruraux » et « en finir définitivement avec l’ère Rousset, représentant des intérêts privés ». 

Enfin, Eddie Puyjalon président du mouvement pour la ruralité (ancien Chasse pêche nature et tradition) se présente aussi aux régionales. Ce retraité du secteur chimie et conseiller régional sortant prône une écologie « de bon sens » qui irait vers une transition « douce » des modèles agricoles. 

Vincent Larregain

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article