Loïc De Kergret "croise les doigts pour les JO"

26 février 2021 à 09h40

Comme une grande majorité d’associations sportives, le Ré Beach Club a dû s’adapter aux nouvelles conditions sanitaires. Loïc De Kergret, coach du club et ancien volleyeur de l’équipe de France, s’estime néanmoins chanceux de pouvoir continuer la pratique du beach-volley. Entretien.

Le club a t’il été impacté par la pandémie ?

“On a eu énormément de chance. Grâce à nos sportifs de haut niveau, on a pu continuer sans soucis. Et puis, on est un sport de plein air donc on a moins de contraintes que les sports de salles.”

Pour vos joueurs professionnels, le circuit international est-il maintenu ?

“​Ça reste très flou. Soit les étapes ne sont pas encore annoncées, soit complètement annulées. Ça a été le cas pour la Chine et le Brésil. Seule Doha au Qatar a été maintenue pour le moment. On se prépare donc sans vraiment savoir. Pour les compétitions en France, ça reste possible, mais avec des règles sanitaires strictes (Test PCR, désinfection du ballon après chaque point...).”

La course aux JO, est-elle toujours d’actualité ? (Tokyo 2021 et Paris 2024)

“Pour les JO de Tokyo, on n'a toujours pas d’échéance, et l’un des deux joueurs qui devait y participer (Édouard Rowlandson) s’est mis en retrait pour des raisons familiales, donc vous imaginez que ça a eu un effet immédiat... Mais son duo Youssef Krou a pu trouver un nouveau partenaire : Olivier Barthélémy. Ils font la paire ensemble et ont le projet fédéral* en ligne de mire. Quant à moi (Loïc) je reste focus sur les JO de 2024 à Paris.”

Rencontrez-vous des difficultés pour atteindre cet objectif (JO) ?

“On bosse tous les jours pour préparer ça, mais le gros problème reste la perte des sponsorings. Il faut compter en moyenne 60 000 € pour les déplacements et quand tu as des sponsors dans l’hôtellerie ou l’aéronautique, c’est compliqué...(rires). On cherche donc des sponsors dès l’année prochaine ! Et si malgré tout, on ne pouvait pas les emmener, on les ferait au moins participer au projet fédéral. Les joueurs bossent dur pour ça, avec deux entraînements par jour. On croise les doigts pour les JO.”

*L’objectif du projet de performance fédéral sportive est de préparer les volleyeurs qui, à court ou moyen terme, représenteront la France lors des Championnats internationaux.

Alexis Désiré (Crédit photo - Archives NA Radio)

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