La Rochelle : quand éco ne rime plus avec immo

02 avril 2021 à 14h46

Tous les indicateurs sont au vert pour la Charente-Maritime. Mais le combat continue pour l’agglomération rochelaise qui multiplie les aides économiques et peine à trouver du foncier pour les nouvelles entreprises.

Lundi 15 mars 2021, Dominique Bussereau le président du département de la Charente-Maritime était extrêmement optimiste. « Dans les prochaines années on risque de retrouver un taux de croissance à la chinoise » disait-il. Une bonne nouvelle qui ravit le chef-lieu du département qui continue d’injecter 7 millions d’euros supplémentaires de liquidités pour venir en aide aux entreprises pendant la crise. Ces investissements publics, c’est Jean-Luc Algay, vice-président au développement économique de l’agglomération rochelaise qui en a la charge. Et il partage le constat du président du département « La croissance va reprendre et à La Rochelle les voyants de l’investissement sont aux verts ».

Une conjoncture au beau fixe

Pour resituer le contexte économique, sur l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine, le département détient des secteurs économiques multiples. Et cette diversité permet une résilience du territoire à la crise que connait le pays. La Charente-Maritime, c’est le troisième pourvoyeur de service de la région et elle vient de passer quatrième pôle industriel du territoire. Sur les grosses agglomérations qu’elle contient comme Rochefort, Royan et La Rochelle, le bilan est rassurant. Entre suppressions et créations d’entreprises, le compte est positif de « 2 300 nouvelles entreprises pour l’année 2020 » constate Jean-Luc Algay. Les aides prodiguées par l’Etat, les collectivités locales et la diversité sectorielle du tissu économique ont permis aux entreprises de traverser la crise économique qui s’annonçait. Si la conjoncture est bonne, l’agglomération rochelaise, elle, se confronte à un nouveau problème.

Le foncier rochelais sous tension

Les créations d’entreprises se poursuivent, mais le marché de l’immobilier d’entreprise accuse un retard qui engorge la file de création des entreprises. Ce jeudi 1 avril, Jean-Luc Algay en faisait le constat : « Dès qu’on a des bâtiments, ils sont pris d’office. Il n'y a plus de terrain sur la communauté d’agglomération. Trente entreprises sont en cours d’implantation. Ça représente 400 emplois en tension qui attendent. » Une situation problématique, La Rochelle est attractive mais bridée par des capacités immobilières restreintes. Perigny, Puilboreau et bien d’autres communes sont concernées par cet état de fait. « On est pas aussi actif qu’avant parce qu’on est engorgé » assène le maire de L’Houmeau. Une situation problématique qui, si elle trouve une issue favorbale, pourrait permettre à l'agglomération rochelaise de sortir plus forte de la crise économique à venir. 

Vincent Larregain 

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