Castex revisse la vis

01 avril 2021 à 11h25

À l'Assemblée nationale, le Premier ministre Jean Castex a fait preuve de fermeté. Dans une ambiance houleuse, il a précisé certains points, pour tenter d'endiguer la circulation du virus.

La consommation d'alcool interdite sur la voie publique. Une façon de prévenir tout rassemblement et de tenter de limiter la circulation du virus a indiqué le Premier ministre. Dans son discours devant l'hémicycle, Jean Castex a précisé que "l’accès à certains sites propices à des rassemblements en extérieur comme les quais, berges, places, pourra être interdite en fonction des circonstances locales". Des décisions qui se prendront en lien avec les maires et sur arrêté préfectoral. Il a également fustigé le comportement de ceux qui ne respectent pas les règles sanitaires. Visant les participants à des "rassemblements festifs", ou ceux refusant de porter le masque. Ainsi, le Premier ministre a poursuivi en disant que ces personnes devraient être "systématiquement" poursuivies par les parquets.

Le motif familial impérieux élargi. Face à la fermeture des crèches et des établissements scolaires pendant trois à quatre semaines, Jean Castex s'est montré rassurant. La case "motif familial impérieux" inclura le fait de pouvoir "accompagner ou aller chercher un enfant chez un parent, grand-parent, ou un proche".

Organisation adaptée pour les concours. On parle ici des concours de l'enseignement supérieur, qui seront maintenus lors des quatre prochaines semaines, mais "dans des conditions adaptées". Pour les examens, ne pouvant se dérouler à distance, ils seront "reportés autant que possible sur le mois de mai".

Une accélération de la campagne vaccinale ? C'est ce que soutient le Premier ministre. Il a notamment soutenu que le rythme de cette campagne était plus élevé que celui de l'Allemagne. Il a également affirmé que la France "serait très largement en avance" sur ses objectifs à la fin du premier semestre, qui était au départ de 15 millions de personnes vaccinées.

La France tient compte des avis du conseil scientifique. Jean Castex l'a soutenu : "il n'y a pas d'opposition entre le pouvoir scientifique et le pouvoir médical". Alors que certains scientifiques et élus d'opposition, de droite comme de gauche, martelaient le fait qu'il fallait prendre des mesures, le Premier ministre a assuré que le gouvernement tenait "le plus grand compte des avis, des analyses, des modèles et des prévisions des experts, conseils scientifiques et médicaux".

Rémy SAVARIT

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