À 94 ans, il est déclaré mort de son vivant...

19 mars 2021 à 09h00

Un Rochefortais de 94 ans a eu à subir la pire des erreurs administratives. Les registres de la sécurité sociale l’ont déclaré mort alors qu’il est bien vivant.

« Je reçois une lettre chez moi : Chère Madame, Cher Monsieur, nous venons d’apprendre le décès de Monsieur Robert Jacques. Dans cette épreuve, l’assurance-maladie vous témoigne… Et j’étais mort ! ». Cette histoire rocambolesque, c’est celle de Robert Jacques retraité rochefortais et ancien de la marine nationale.

Elle commence le 9 février quand il décide de se rendre à la pharmacie la plus proche de chez lui pour aller chercher des soins. À sa grande surprise, sa carte vitale n’est plus valable. Il se rend aux locaux de la sécurité sociale où un conseiller lui explique que sa « carte a été invalidée ». Serein, il quitte les locaux de l’assurance-maladie avec un certificat lui permettant de récupérer les médicaments dont il a besoin. Ce n’est que le lendemain qu’il reçoit le courrier qui lui sera fatal : « Chère Madame, Cher Monsieur, nous venons d’apprendre le décès de Monsieur Robert Jacques. Dans cette épreuve, l’assurance-maladie vous témoigne… ».

Car oui, le nonagénaire n’a pas simplement perdu la vie sur un bout de papier. Il est frappé de mort civile. Il perd sa  pension militaire pendant plus d’un mois, le remboursement de ses soins, sa carte d’identité et son permis de conduire ne sont plus valides… Mais il s’exclame : « Je suis bien vivant moi ». Parce que oui, plus que de perdre du temps et de l’argent, cette mésaventure à causé au retraité un tourment bien plus grand. La société a considéré qu’il était déjà mort. Une lettre d’excuse lui a était envoyé signée de la main du directeur de l’assurance maladie. Probablement insuffisant.

Quand on lui demande s’il compte obtenir réparation de son préjudice, il répond : « Volontiers, mais que vais-je faire à 94 ans ? Si je vais au tribunal, ça va prendre 4 ans et je serais déjà mort. Donc ce n'est pas la peine, je veux juste qu’on me laisse tranquille ! » Sous le choc, Jacques Robert n’a plus qu’une envie, c’est qu’on le laisse s’occuper de son foyer et de son potager.

Vincent Larregain 

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